A l’occasion de la confirmation le 16/01/2026 d’un cas d’Influenza Aviaire Hautement Pathogène dans un basse-cour de la commune de Corbeil-Essonne, on peut rappeler quelques fondamentaux.
Rappelons que la France est placée en risque élevé sur l’ensemble du territoire métropolitain au regard de l’IAHP depuis le 22 octobre 2025 et que les mesures de biosécurité sont renforcées afin de réduire le risque d’introduction et de propagation du virus au sein des élevages et des basses-cours via la faune sauvage, principal vecteur de la maladie.
Dans ces conditions, les mesures applicables en Essonne, département concerné par le foyer identifié sont les suivantes :
- Claustration ou protection par des filets des oiseaux détenus dans des établissements de moins de 50 volailles ou des oiseaux captifs (basses-cours, zoos);
- Mise à l’abri et protection de l’alimentation et de l’abreuvement des oiseaux dans les établissements détenant plus de 50 volailles ;
- Équipement obligatoire des véhicules destinés au transport de palmipèdes de plus de trois jours au moyen de bâches ou équivalents empêchant toute perte significative de plumes et duvets par un camion plein ou vide ;
- Interdiction des rassemblements de volailles et oiseaux captifs ;
- Interdiction de compétition de pigeons voyageurs jusqu’au 31 mars ;
- Restrictions aux transports d’oiseaux appelants et interdiction du lâcher de gibier à plumes de la famille des anatidés.
Ces mesures renforcées viennent en complément de la campagne de vaccination obligatoire lancée en France depuis le 1er octobre pour les élevages commerciaux détenant plus de 250 canards.
Mesures de surveillance
a) surveillance pour les cheptels de plus de 250 volailles ou oiseaux captifs
Pour les cheptels de plus de 250 volailles ou oiseaux captifs, les critères d’alerte suivants font immédiatement l’objet d’une déclaration au vétérinaire sanitaire :
1° En cas de multiplication par trois de la mortalité quotidienne normale ;
2° Toute baisse de la consommation quotidienne d’eau ou d’aliment de plus de 25 % ;
3° Toute chute de ponte de plus de 15 % sur une journée ou de plus de 5 % par jour pendant 3 jours consécutifs.
Le vétérinaire sanitaire est tenu d’en rechercher les causes et d’en rendre compte sans délai et par écrit au détenteur qui inscrit les constats dans le registre d’élevage. En cas de suspicion d’IAHP, le vétérinaire sanitaire en avertit immédiatement le directeur départemental chargé de la protection des populations.
b) surveillance pour tous les détenteurs
Chaque détenteur procède à une surveillance de ses oiseaux pour déceler l’apparition de symptômes de maladie ou la présence de cadavres de volailles et autres oiseaux captifs. Il déclare sans délai au vétérinaire sanitaire tout comportement anormal et inexpliqué des oiseaux ou tout signe de présence du virus d’influenza aviaire hautement pathogène.
Mesures de biosécurité
Les risques d’introduction primaire (de l’avifaune sauvage vers le compartiment élevage) ainsi que les risques de diffusions secondaires (d’élevage à élevage) vont augmenter fortement dans les semaines à venir du fait de l’amplification des migrations d’oiseaux sauvages et de conditions climatiques qui vont devenir plus favorables à la « survie » de virus infectieux d’IAHP dans l’environnement (baisse des températures, baisse de l’ensoleillement et des rayonnements UV, augmentation de l’humidité etc.). Une mobilisation générale est donc indispensable pour faire face à ces risques majeurs : renforcement de la surveillance événementielle et respect strict des mesures de biosécurité dans tous les maillons (de l’amont à l’aval) des filières de production avicole mais également pour le monde de la chasse.
Pour en savoir plus :
Suivre la situation en France : https://agriculture.gouv.fr/influenza-aviaire-la-situation-en-france
Mesures de biosécurité (Professionnels et particuliers) : https://agriculture.gouv.fr/influenza-aviaire-les-mesures-de-biosecurite-pour-les-operateurs-professionnels-et-les-particuliers
Sur le risque zoonotique : https://gtvidf.fr/wp-content/uploads/2026/01/Risques-IAHP-Anses.pdf
